Le risque hydrogène

En cas d’accident avec fusion du coeur d’un réacteur nucléaire, de l’hydrogène peut être produit en grandes quantités à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur.

Il peut s’enflammer, exploser, comme cela s’est produit lors de l’accident de la centrale de Fukushima.

Pour réduire ce risque, les centrales françaises sont équipées, depuis de nombreuses années, de recombineurs d’hydrogène chargés de réduire la concentration en hydrogène dans l’enceinte de confinement en cas d’accident avec, par exemple, dénoyage du réacteur.

Exemple d’expertise menée par la CLI de Saint-Laurent-des-eaux

A l’occasion de la visite tri-decennale (VD3) du réacteur N°2 (900MWe) de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, la CLI a commandé une expertise sur le risque d’explosion d’hydrogène en fonctionnement normal et en situation accidentelle.

L’idée de cette expertise est venue d’interrogations sur la maintenance et l’efficacité des recombineurs d’hydrogène installés dans les enceintes de confinement suite à l’accident de Three Miles Island (TMI – 1978 – USA).

La CLI a aussi constaté que l’hydrogène, utilisé pour le refroidissement de l’alternateur, intervenait aussi dans le circuit primaire pour limiter la production d’oxygène et limiter le risque de corrosion des gaines de combustible.

Cette expertise a été menée par l’INERIS. A la lecture de ce rapport, la CLI a soumis à l’exploitant plusieurs questions auxquelles il a répondu.

Vous trouverez ci-dessous le rapport de l’INERIS ainsi que les questionnements de la CLI de Saint-Laurent-des-Eaux et les réponses de l’exploitant.

Etude Hydrogène CLI Saint-Laurent

question_reponses_cli_edf_oct2014